

Marre des invitations “Se connecter avec Google” ?
Vous ouvrez un site tranquillement. Vous voulez lire une information, réserver un billet, acheter trois bricoles ou simplement vérifier quelque chose. Et là, Google surgit au milieu de la page avec son grand panneau : “Continuer avec Google”.
Comme si Internet était devenu un immeuble où Google tenait toutes les clés, toutes les sonnettes et probablement aussi le concierge du troisième.
Google est partout… même quand on ne l’a pas invité
Soyons justes : utiliser son compte Google pour se connecter à un site peut être pratique. Dans certains cas, cela évite de créer encore un nouveau mot de passe, encore un nouveau compte, encore une nouvelle petite boîte numérique qu’il faudra retrouver dans six mois.
Le problème n’est donc pas seulement la fonction. Le vrai problème, c’est l’insistance.
C’est exactement le sentiment que beaucoup d’utilisateurs ressentent quand Google surgit sur un site où personne ne lui avait rien demandé. Google rend de vrais services, bien sûr. Mais votre Mac ne doit pas devenir un showroom Google, et votre compte Google ne doit pas devenir le passe-partout de toute votre vie numérique.
Vous arrivez sur un site et, très vite, on vous propose de vous connecter avec Google. Puis un autre site. Puis encore un autre. À force, on finit par se demander si Internet existe encore vraiment, ou si l’on se promène simplement dans un grand centre commercial avec Google à l’entrée de chaque boutique.
Pour beaucoup d’utilisateurs Mac, iPhone et iPad, la question est simple : faut-il vraiment utiliser Google pour se connecter partout ?
Ma réponse courte : non, pas par réflexe.
“Se connecter avec Google”, cela veut dire quoi exactement ?
Quand vous cliquez sur “Se connecter avec Google”, vous n’entrez pas seulement un mot de passe. Vous autorisez un site ou une application à utiliser votre compte Google comme moyen d’identification.
Selon les cas, cela peut transmettre certaines informations au site concerné, par exemple :
- votre adresse e-mail Google ;
- votre nom ;
- votre photo de profil ;
- et parfois d’autres autorisations si le site les demande.
Dans le meilleur des cas, c’est simple et pratique. Dans le moins bon, vous ne savez plus très bien ce que vous avez autorisé, à qui, ni pourquoi.
Fernande voulait juste lire une recette de gratin de courgettes. Elle ressort avec un compte créé sur un site inconnu, connecté à Google, trois cookies dans le panier et la vague impression d’avoir signé un bail numérique chez quelqu’un qu’elle n’a jamais rencontré.
Sans panique, Fernande. Mais quand même.
Le vrai piège : on ne sait plus où sont ses comptes
C’est souvent là que les ennuis commencent.
Quand vous créez un compte classique avec une adresse e-mail et un mot de passe, vous pouvez généralement retrouver les choses assez facilement dans l’app Mots de passe sur Mac, iPhone ou iPad.
Mais quand vous utilisez “Se connecter avec Google”, vous ajoutez une couche supplémentaire. Le compte du site dépend alors de votre compte Google.
Tout va bien… jusqu’au jour où :
- vous ne savez plus si vous aviez créé le compte avec Google, Apple, Facebook ou un mot de passe classique ;
- vous changez d’adresse e-mail ;
- vous perdez l’accès à votre compte Google ;
- le site change son système de connexion ;
- vous essayez de vous reconnecter depuis un autre appareil et plus rien ne ressemble à ce que vous aviez fait.
Et là, vous entrez dans le brouillard numérique. Contrairement au brouillard sur le Léman, celui-ci n’a même pas le charme de la carte postale.
Google est un outil, pas un coffre-fort pour toute votre vie numérique
Google rend de vrais services. Gmail, Drive, Photos, YouTube, Maps ou Chrome peuvent être utiles. Le problème commence quand tout finit par dépendre du même compte.
Si votre messagerie, vos documents, vos photos, vos connexions à des sites tiers et vos habitudes de navigation reposent tous sur le même compte Google, ce compte devient une sorte de super-clé numérique.
Utiliser Google, oui. Tout confier à Google, non. Le confort ne doit pas devenir une dépendance invisible.
Sur Mac, vous avez déjà une excellente solution : Mots de passe et le Trousseau iCloud
Sur Mac, iPhone et iPad, Apple propose déjà un système très efficace pour gérer les mots de passe : l’app Mots de passe, liée au Trousseau iCloud.
Ce système permet notamment de :
- créer des mots de passe robustes ;
- les enregistrer automatiquement ;
- les synchroniser entre Mac, iPhone et iPad ;
- les retrouver plus facilement ;
- utiliser Face ID, Touch ID ou le code de l’appareil pour confirmer l’accès ;
- être alerté en cas de mot de passe compromis ou réutilisé.
Pour un utilisateur Apple, il est donc souvent plus clair de créer un compte avec :
Plutôt que de confier encore une nouvelle porte d’entrée à Google.
Cela ne veut pas dire que Google est “méchant”. Cela veut simplement dire qu’il faut éviter de donner le trousseau de toutes les portes à la même personne. Même si cette personne sourit avec quatre couleurs sympathiques.
Comment limiter les invitations “Se connecter avec Google”
Les menus Google changent régulièrement. C’est un peu leur sport national : vous trouvez enfin le bon bouton, et trois mois plus tard il est parti faire du yoga dans une autre rubrique.
Voici néanmoins le chemin le plus logique à vérifier.
Depuis votre compte Google
Selon votre compte, votre navigateur, votre pays ou les changements récents de Google, les intitulés peuvent varier. L’idée reste la même : réduire les propositions automatiques qui vous poussent à utiliser Google comme portier universel.
Dans Google Chrome : un réglage supplémentaire existe
Si vous utilisez Google Chrome, il existe aussi un réglage concernant les connexions tierces.
Le chemin peut ressembler à ceci :
Vous pouvez alors limiter certaines invites de connexion proposées par des services comme Google.
Certains sites affichent leurs propres fenêtres ou modules de connexion. Même si Chrome bloque certaines invitations, le site peut encore afficher son propre bouton ou son propre encart. En clair : on ferme la porte, mais certains passent encore par la fenêtre du salon.
Et sur Safari ?
Sur Safari, la situation est parfois un peu moins nette.
Certaines invitations “Se connecter avec Google” ne sont pas de vraies fenêtres pop-up classiques. Ce sont parfois des éléments directement intégrés dans la page du site.
Résultat : le bloqueur de fenêtres surgissantes de Safari ne suffit pas toujours.
Vous pouvez néanmoins essayer quelques gestes simples :
- fermer l’invite sans cliquer sur “Continuer avec Google” ;
- refuser la proposition si le site le permet ;
- utiliser la navigation privée pour certains sites ;
- limiter les cookies tiers ;
- installer un bloqueur de contenu fiable ;
- vous déconnecter de Google dans le navigateur si vous n’avez pas besoin d’y rester connecté.
Selon les sites, on ne peut pas toujours tout faire disparaître proprement. Internet adore nous rappeler que le mot “simple” est parfois un élément décoratif.
Faut-il bannir totalement “Se connecter avec Google” ?
Non. Ce serait trop simple. Et en informatique, quand une réponse paraît trop simple, c’est souvent qu’un sous-menu vous attend derrière un rideau.
Il existe des situations où “Se connecter avec Google” peut être pratique :
- pour un service Google lui-même ;
- pour un outil professionnel bien identifié ;
- pour une personne qui gère très bien son compte Google ;
- pour éviter de multiplier des mots de passe faibles ;
- pour un service que vous utilisez régulièrement et que vous comprenez bien.
Mais il faut éviter de cliquer dessus machinalement.
Utiliser Google pour un service clairement identifié, que vous utilisez souvent, et dont vous comprenez le fonctionnement.
Cliquer sur “Continuer avec Google” juste parce que le bouton est gros, visible, et placé exactement là où votre doigt allait tomber.
La règle des trois secondes avant de cliquer
Avant d’accepter une connexion avec Google, prenez trois secondes. Pas trois minutes. Trois secondes suffisent déjà à éviter bien des ennuis.
Banque, santé, administration, impôts, assurance : prudence maximale.
La réponse n’est pas toujours oui.
Cette question paraît banale. Elle évite pourtant bien des galères.
Si vous ne comprenez pas clairement ce que vous êtes en train d’autoriser, ne cliquez pas trop vite. Il vaut mieux perdre dix secondes maintenant que trente minutes plus tard avec un compte impossible à retrouver.
Et “Se connecter avec Apple” dans tout ça ?
Sur les appareils Apple, vous pouvez aussi voir apparaître : “Se connecter avec Apple”.
Cette solution peut être intéressante, notamment parce qu’Apple permet parfois de masquer votre vraie adresse e-mail. C’est plutôt bien pensé.
Mais là encore, même conseil : ne cliquez pas automatiquement.
Le bon choix dépend du site, de votre usage, de votre organisation, et de votre capacité à retrouver les choses ensuite. Le but n’est pas d’être contre Google, contre Apple, contre Facebook ou contre toute forme de bouton avec logo.
Mon conseil AUCOEURDUMAC
Pour la majorité des utilisateurs Mac, iPhone et iPad que j’aide au quotidien, je recommande plutôt ceci :
Utilisez votre adresse e-mail habituelle et laissez l’app Mots de passe d’Apple enregistrer un mot de passe solide.
C’est généralement plus clair, plus maîtrisable, et plus facile à expliquer le jour où il faut retrouver l’accès.
Évitez de multiplier les connexions via Google, Apple, Facebook ou d’autres boutons magiques sans comprendre ce que vous faites.
Un bouton magique, en informatique, c’est souvent comme une trappe dans un vieux château : pratique pour descendre, moins pratique pour remonter.
À retenir
- Les invitations “Se connecter avec Google” peuvent être pratiques, mais elles sont souvent trop envahissantes.
- Utiliser Google pour se connecter partout n’est pas forcément une bonne habitude.
- Sur Mac, iPhone et iPad, l’app Mots de passe et le Trousseau iCloud sont souvent plus clairs pour gérer ses accès.
- Le vrai problème n’est pas seulement la sécurité, mais la capacité à retrouver comment on s’est inscrit.
- Avant de cliquer, il faut se demander si l’on veut vraiment lier ce site à son compte Google.
Questions fréquentes
Peut-on supprimer toutes les fenêtres “Se connecter avec Google” ?
Pas toujours. Certaines peuvent être limitées depuis les réglages du compte Google ou de Chrome, mais d’autres sont directement intégrées par les sites web.
Est-ce dangereux d’utiliser “Se connecter avec Google” ?
Ce n’est pas forcément dangereux, mais ce n’est pas à utiliser machinalement. Vous liez un site à votre compte Google, ce qui peut compliquer la gestion de vos accès si vous ne savez plus comment vous vous êtes inscrit.
Sur Mac, vaut-il mieux utiliser le Trousseau iCloud ?
Pour beaucoup d’utilisateurs Apple, oui. L’app Mots de passe et le Trousseau iCloud permettent de créer, enregistrer et retrouver des mots de passe solides sur Mac, iPhone et iPad.
Pourquoi ces fenêtres reviennent-elles même après désactivation ?
Parce que certains sites affichent leurs propres modules de connexion. Le réglage Google ou Chrome peut limiter certaines invites, mais ne supprime pas toujours tout ce que les sites décident d’intégrer dans leurs pages.
Faut-il utiliser “Se connecter avec Apple” à la place ?
Cela peut être une bonne solution dans certains cas, notamment pour masquer votre adresse e-mail. Mais là aussi, il faut comprendre ce que l’on fait et éviter de cliquer automatiquement.
Besoin d’y voir clair dans vos comptes, mots de passe et connexions ?
Entre Google, Apple, Safari, Chrome, les mots de passe enregistrés, les comptes créés à moitié et les boutons “Continuer avec…” qui surgissent partout, il est très facile de ne plus savoir qui ouvre quelle porte.
AUCOEURDUMAC peut vous aider à remettre de l’ordre dans vos accès, vos mots de passe et vos habitudes numériques, calmement, sans jugement et sans panique.
Cet article regroupe et remplace plusieurs anciens conseils AUCOEURDUMAC consacrés aux invitations Google, aux connexions automatiques, à la dépendance excessive aux services Google et aux petits boutons trop pratiques qui finissent parfois par mettre le bazar dans vos comptes.
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