Religion et politique en 2026

En 2026, Dieu est toujours là — et personne n’est innocent

Bienfaits et méfaits de la religion, des palais du pouvoir jusqu’au lit de mort


Article d’opinion – La Tête sur le Billet  — mars 2026 – Jean-Michel Hautecoeur


Commençons par un fait que personne ne veut vraiment entendre : en 2026, la religion n’a pas disparu. Ni sous les coups de l’athéisme triomphant, ni sous la pression des algorithmes, ni sous le regard narquois des intellectuels de plateau TV. Elle est là. Vivante. Puissante. Parfois belle. Souvent dangereuse. Et presque toujours instrumentalisée par quelqu’un qui n’a pas Dieu en tête, mais le pouvoir.

Cet article ne cherche pas à vous convaincre de croire ou de ne pas croire. Il cherche à regarder en face ce que la religion fait concrètement — aux États, aux institutions, aux lois — et ce qu’elle fait à chaque être humain qui la pratique, la subit, la rejette ou s’y réfugie.

Et il s’appliquera à le faire sans discrimination de confession. Parce que se montrer mordant uniquement avec les catholiques tout en ménageant les autres, c’est soit de la lâcheté, soit de l’ignorance. Les deux sont indignes d’un article qui prétend à l’honnêteté.

Une précision nécessaire avant d’aller plus loin : ce qui est examiné ici, ce sont les usages politiques et institutionnelsde la religion — la foi comme outil de pouvoir, comme vecteur d’abus, comme ciment ou comme bombe. Pas la prière silencieuse d’un croyant à trois heures du matin, pas la foi qui tient debout quelqu’un que la vie a mis à genoux. Cette dimension-là mérite le respect, et elle ne sera pas touchée.


I. La religion et les États : un mariage de raison qui tourne souvent au divorce violent

Ce qu’elle apporte aux structures étatiques

Il faut être honnête : pendant des siècles, et encore aujourd’hui dans de nombreuses régions du monde, la religion a été le ciment social que l’État n’avait pas les moyens de fabriquer seul.

Dans les zones rurales d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine ou d’Asie du Sud-Est, là où l’État est absent, corrompu ou simplement inexistant, ce sont les Églises chrétiennes, les mosquées, les temples bouddhistes ou hindous qui assurent les fonctions élémentaires de la vie collective : éducation, soins, entraide, arbitrage des conflits, rites funèbres. Critiquer confortablement depuis Paris ou Genève des missionnaires qui construisent des écoles en Amazonie ou des imams qui organisent la distribution alimentaire au Sahel, c’est le luxe de celui qui vit dans un État fonctionnel.

La religion offre aussi aux structures étatiques quelque chose d’inestimable : un récit commun. La laïcité républicaine française elle-même n’est pas sans racines chrétiennes sécularisées. La démocratie américaine s’est construite sur une foi civique protestante assumée. Le bouddhisme thaïlandais structure l’identité nationale. L’islam wahhabite a fondé un État saoudien qui, quelles qu’en soient les dérives, a produit une cohésion tribale qu’aucune technocratie n’aurait pu générer.

Enfin, toutes les grandes religions ont historiquement produit du droit et de l’éthique : le droit canon romain, la charia dans ses développements classiques, la halakha juive, le Vinaya Pitaka bouddhiste pour la discipline monastique — même si, à la différence des traditions abrahamiques, le bouddhisme n’a pas produit pour les laïcs un équivalent structuré de code civil —, les dharmashastra hindous. Ces corpus représentaient, pour leur époque, des tentatives sérieuses de codifier la justice, le contrat, la propriété, la famille. Des civilisations entières ont grandi sur ces fondations, et il faut une certaine dose d’arrogance présentiste pour ne voir là que de la barbarie.

Ce qu’elle coûte aux structures étatiques — et là, personne n’est épargné

Mais voilà où ça se gâte. Et voilà où il faut regarder tout le monde en face.

L’islam d’État. Dans plusieurs pays à majorité musulmane, la fusion entre pouvoir politique et autorité religieuse n’est pas une métaphore : c’est la Constitution. L’Iran depuis 1979, l’Afghanistan des talibans et, sous d’autres formes, l’Arabie saoudite, le Pakistan ou le Bangladesh, où l’islam demeure religion d’État dans un cadre constitutionnel plus ambivalent, montrent à quel point le droit civil peut rester sous tension face au référentiel religieux. Résultat concret, documenté notamment par les rapports annuels de l’USCIRF et de l’ONG Article 18 : peine de mort à laquelle l’apostasie peut exposer dans certains de ces pays ; discriminations structurelles visant les minorités religieuses — chrétiens, Baha’is, Ahmadis — dans l’accès à l’emploi, à la propriété et à l’éducation ; et codes vestimentaires coercitifs allant du hijab obligatoire en Iran aux obligations de couverture intégrale imposées par les talibans en Afghanistan. En 2026, c’est encore une réalité de masse. Le dire n’est pas de l’islamophobie : c’est de la géopolitique élémentaire.

L’hindouisme d’État version Modi. Sous le BJP et sa doctrine Hindutva, l’Inde — la plus grande démocratie du monde — a glissé vers un nationalisme religieux documenté : violences communautaires anti-musulmanes, destructions de mosquées, lois de « protection des vaches » utilisées pour lyncher des minorités, réécriture des manuels scolaires pour effacer l’histoire moghole. Human Rights Watch et Amnesty International ont produit des rapports détaillés sur ces dérives. Ce n’est pas de l’hindouisme classique : c’est de l’hindouisme transformé en arme identitaire. L’arme est réelle, et les victimes aussi.

Le protestantisme évangélique américain et brésilien. Les méga-Églises évangéliques ont produit, en deux décennies, l’une des machineries politiques les plus redoutables du monde occidental. Aux États-Unis, elles ont été le socle électoral de Trump, soutenu le mouvement politique et judiciaire qui a conduit à l’annulation de Roe v. Wade, et alimenté un réseau de lobbying qui pèse des milliards de dollars et s’étend des conseils scolaires jusqu’à la Cour Suprême. Au Brésil, elles ont porté Bolsonaro au pouvoir. L’argent y circule en franchise fiscale, les pasteurs y affichent des jets privés et des montres à 50 000 dollars, et la théologie de la prospérité y enseigne aux pauvres que leur pauvreté est le signe d’une foi insuffisante. C’est une inversion théologique radicale du message évangélique originel — et un mécanisme d’extraction économique redoutablement efficace sur des populations précaires.

Le bouddhisme, qu’on imaginait au-dessus de tout ça. Le bouddhisme a une image de douceur et de paix que ses acteurs les plus violents ne méritent absolument pas. Au Myanmar, des moines bouddhistes ont activement prêché et organisé la persécution des Rohingyas musulmans — une épuration ethnique sur laquelle la mission d’enquête indépendante de l’ONU a estimé, en 2018, qu’il existait des éléments suffisants pour justifier des poursuites pour génocide contre des responsables militaires birmans — formulation plus prudente qu’une qualification définitive, mais juridiquement solide et, précisément pour cela, plus redoutable. Le moine Ashin Wirathu, figure centrale de ce nationalisme bouddhiste militant, a longtemps diffusé des discours de haine anti-musulmans ayant contribué à l’embrasement communautaire — le magazine Time l’avait d’ailleurs mis en couverture en 2013 avec le titre controversé « The Face of Buddhist Terror », une formulation que certains journalistes ont depuis nuancée, mais dont la réalité sous-jacente, elle, n’a pas été contestée. En Sri Lanka, le nationalisme cinghalais bouddhiste a alimenté une guerre civile de 26 ans. Le bouddhisme aussi peut devenir une idéologie de sang quand on lui donne une frontière à défendre.

Le catholicisme, évidemment. Les scandales de pédophilie ne sont pas une anomalie historique résolue. Ils sont le produit d’une structure qui, pendant des décennies sur tous les continents — Irlande, États-Unis, Australie, Chili, Pologne, France — a systématiquement priorisé la protection institutionnelle sur la protection des enfants. Le rapport Sauvé en France (2021) estimait à 330 000 le nombre de victimes depuis 1950. À l’échelle mondiale, on ne connaît pas le chiffre. L’argument selon lequel « c’est le passé » est contredit chaque année par de nouvelles révélations. Quand une institution se croit au-dessus des lois des hommes parce qu’elle répond à une loi divine, elle crée les conditions structurelles de l’impunité. Ce mécanisme-là n’est pas catholique dans son essence : il est institutionnel. Mais l’Église catholique l’a pratiqué à une échelle industrielle.

La Pologne, cas d’école. Si l’on cherche en Europe un laboratoire vivant de la fusion entre identité nationale et catholicisme institutionnel, la Pologne s’impose. L’Église y a joué un rôle historique réel : épine dorsale de la résistance sous l’occupation nazie, puis sous le communisme soviétique. Jean-Paul II est une figure nationale autant que religieuse. Cette dette est réelle — et elle a été transformée en chèque en blanc.

Sous les gouvernements PiS (2015–2023), la symbiose entre appareil d’État et hiérarchie catholique a atteint un niveau que l’Europe occidentale n’avait plus vu depuis des décennies : financement public massif, présence renforcée dans les écoles, influence directe sur la politique familiale. En contrepartie, l’Église a fourni au PiS une légitimité morale et une infrastructure de mobilisation sans équivalent. Le point culminant : l’arrêt du Tribunal constitutionnel de 2020 qui a rendu l’avortement quasi-illégal, y compris en cas de malformations fœtales graves. Des femmes en sont mortes, faute de prise en charge dans des établissements paralysés par la peur des poursuites — Reuters a documenté ces blocages en détail. Cela s’est passé dans un pays membre de l’Union européenne, au XXIe siècle.

Le gouvernement Tusk tente depuis 2023 de rééquilibrer la situation, sans pouvoir tout défaire d’un coup : en Pologne, l’Église n’est pas qu’une institution — elle est, pour une large part de la population, le tissu même de l’identité. Pendant ce temps, les enquêtes sur les abus sexuels commis par des prêtres polonais continuent d’émerger, portées par des journalistes indépendants et des victimes qui ont attendu des décennies.

Le judaïsme orthodoxe et l’État israélien. Les partis ultra-orthodoxes israéliens — Agudat Yisrael, Degel HaTorah, Shas — exercent un pouvoir politique disproportionné et bloquent depuis des décennies toute séparation sérieuse entre religion et État : mariages civils impossibles, autopsies interdites pour raisons religieuses, exemptions militaires massives, contrôle des lieux saints. Et en 2026, avec le gouvernement Netanyahu-Ben Gvir, on assiste à la fusion assumée entre messianisme religieux et expansionnisme colonial en Cisjordanie. Des rabbins y bénissent des opérations militaires comme des guerres saintes. Ce n’est pas l’ensemble du judaïsme — loin de là — mais c’est une réalité politique documentée qu’on ne peut pas passer sous silence par peur d’être mal compris.

Le mécanisme commun à tous ces cas est toujours le même : si Dieu est de notre côté, l’ennemi est diabolique, et tout est permis. Ce raccourci cognitif, que la religion facilite objectivement car elle habitue à penser en termes de Bien absolu et de Mal absolu, est une aubaine pour tout régime autoritaire. Il transcende les confessions. Il est humain, pas religieux — mais la religion lui donne des ailes.


II. La religion et l’individu : entre refuge et cage

Ce qu’elle apporte à chaque être humain

La mort. Tout commence et finit là. La religion est, fondamentalement, la seule réponse culturelle structurée que l’humanité ait jamais produite face à l’insupportable certitude de mourir. La promesse d’une vie après la mort, d’une résurrection chrétienne, d’un paradis islamique, d’une réincarnation hindoue ou bouddhiste, d’un Olam Ha-Ba dans la tradition juive — peu importe la forme — répond à une angoisse existentielle réelle que ni la science ni la philosophie ne parviennent à apaiser pour la majorité des êtres humains.

En accompagnement des mourants, plusieurs études convergent pour montrer que les croyants pratiquants rapportent en moyenne moins d’angoisse face à la mort et un sentiment accru d’être entourés — même si les résultats varient selon les traditions, les individus et les contextes cliniques. Ce n’est pas rien. Si la foi est une illusion consolatrice, alors c’est une illusion qui, à ce moment précis, vaut mieux que beaucoup de vérités nues.

La communauté. Dans un monde où la solitude est une épidémie reconnue par l’OMS, appartenir à une paroisse, une oumma, une kehila, un sangha ou un temple procure ce que les sociologues appellent du capital social : liens de solidarité, rites collectifs, identité partagée, réseaux d’entraide concrets. Les pratiquants réguliers déclarent statistiquement des niveaux de bonheur subjectif légèrement supérieurs à la moyenne — pas parce que Dieu les bénit nécessairement, mais parce qu’ils ne dînent pas seuls le dimanche.

Le sens. La religion offre un cadre narratif complet : d’où je viens, où je vais, pourquoi je souffre, ce qui est juste. Dans un monde saturé d’informations contradictoires, ce cadre est cognitivement reposant. Il réduit l’anxiété décisionnelle. Il permet d’agir. Il donne le sentiment que la vie a une direction.

La pratique elle-même. Prière chrétienne, salat islamique, zazen bouddhiste, méditation vipassana, Shabbat juif, yoga hindou — indépendamment de tout contenu théologique, ces pratiques ont des effets documentés sur le système nerveux autonome, sur la régulation émotionnelle, sur la concentration. La neurologie ne voit pas de différence fondamentale entre un moine qui prie et un méditant laïc qui pratique la pleine conscience : la différence est dans le cadre interprétatif, pas dans le cerveau.

Ce qu’elle coûte à chaque être humain — là encore, sans favoritisme

La culpabilité comme outil de contrôle. Ce n’est pas une spécialité catholique, même si le péché originel et la confession auriculaire en ont fait un système remarquablement sophistiqué. L’islam rigoriste produit une culpabilité du corps, du désir, de la féminité tout aussi dévastatrice. Le judaïsme orthodoxe génère une culpabilité de l’appartenance — ne pas être assez juif, ne pas observer assez strictement, honte de l’assimilation. Les traditions évangéliques punissent la sexualité hors mariage avec une sévérité qui produit des doubles vies et des effondrements psychologiques documentés. Le bouddhisme tibétain a ses propres mécanismes de culpabilité liée au karma : tu souffres parce que tu l’as mérité dans une vie antérieure. Des générations entières ont grandi avec l’idée qu’elles étaient fondamentalement défectueuses.

L’identité fermée. La religion, dans ses formes les plus rigides — et chaque tradition en a — crée des identités qui se définissent contre : contre les incroyants, contre les apostats, contre les homosexuels, contre les femmes qui refusent leur rôle assigné. Cette logique binaire est présente dans le christianisme conservateur qui chasse les enfants LGBT+, dans l’islam fondamentaliste qui traite les apostats de traîtres, dans le judaïsme orthodoxe qui rompt avec les membres de la famille ayant épousé des non-juifs, dans le bouddhisme nationaliste qui diabolise les musulmans. Combien de personnes ont été chassées de leur famille au nom d’un Dieu qui, selon leurs propres parents, ne pouvait pas les aimer tels qu’ils étaient ?

Les abus structurels. Le catholicisme a été le plus exposé médiatiquement, mais ce serait une erreur de croire qu’il est seul. Les écoles résidentielles protestantes pour enfants autochtones au Canada et aux États-Unis ont produit des traumatismes intergénérationnels dont les effets se mesurent encore aujourd’hui. Des rabbins dans des communautés ultra-orthodoxes ont été protégés d’accusations d’abus par le principe du mesirah — l’interdiction de dénoncer un Juif à une autorité non-juive. Des maîtres zen et tibétains réputés en Occident — Sogyal Rinpoché, Joshu Sasaki, Eido Shimano — ont été protégés pendant des décennies par leurs institutions respectives malgré des accusations sexuelles sérieuses. Le mécanisme est identique partout : l’institution prime sur la victime, et la sacralité du maître blinde contre toute remise en question.

L’infantilisation. « Dieu le voudra. » « C’est le karma. » « C’est la volonté d’Allah. » « Hakarat HaTov — fais confiance à Dieu. » Dans toutes les traditions, la version autoritaire de la foi décourage activement la pensée autonome, la remise en question, la responsabilité personnelle. Un être humain qui délègue totalement son agentivité à une autorité externe — divine ou cléricale — est un être humain structurellement vulnérable à la manipulation. C’est vrai dans un confessionnal de Rome, dans une mosquée salafiste de Roubaix, dans une méga-Église de Houston ou dans un ashram de Pune.


III. La religion en 2026 : ni disparue, ni invincible

Le XXIe siècle devait sonner le glas de la religion. La sécularisation allait tout emporter. Nous avons tous appris cette histoire, et elle était fausse.

Ce qui s’est passé est plus complexe : la religion s’est fragmentée, privatisée, hybridée, radicalisée dans certains cas, doucie dans d’autres. Les grandes Églises catholiques et protestantes mainline perdent des fidèles en Europe occidentale. Mais le christianisme évangélique explose en Afrique et en Amérique latine. L’islam est la religion qui croît le plus vite démographiquement. Le bouddhisme séduit des Occidentaux en quête de sens sans dogme. Des spiritualités diffuses sans institution remplissent les vides laissés par le recul institutionnel.

L’intelligence artificielle, paradoxalement, n’a pas tué le besoin de sens — elle l’a exacerbé. Quand une machine répond en quelques secondes à toutes vos questions factuelles, la question qui reste, celle à laquelle aucun algorithme ne peut vraiment répondre, c’est : mais pourquoi tout ça ? C’est précisément le territoire de la religion. Et les religions le savent.


Conclusion : ni éloge ni réquisitoire, ni deux poids deux mesures

La religion est un outil. Comme tous les outils, elle peut construire une cathédrale ou fracasser un crâne. Sa valeur morale n’est pas dans l’outil lui-même, mais dans les mains qui le tiennent — et cette réalité s’applique à toutes les confessions sans exception.

Ce que nous pouvons exiger collectivement : que les États laïques restent laïques, sans naïveté ni hostilité, mais avec une fermeté sans compromis sur l’égalité en droit de tous les citoyens. Que toutes les institutions religieuses soient soumises aux mêmes obligations de transparence et de responsabilité juridique — sans exception confessionnelle. Que chaque individu ait le droit inaliénable de croire, de ne pas croire, de changer d’avis et de quitter sa communauté sans en payer le prix par l’exclusion ou la violence.

Et que nous arrêtions de traiter certaines religions comme des cibles légitimes et d’autres comme des zones interdites à la critique. L’honnêteté intellectuelle n’a pas de religion préférée.

La foi des croyants ordinaires mérite le respect. Les institutions qui en abusent méritent un examen sans complaisance. Les deux peuvent coexister. C’est ça, la nuance — pas l’indulgence sélective.


Repères et sources

Sur la religion et le pouvoir politique

  • Pew Research Center, Global Restrictions on Religion (rapports annuels 2012–2024), pewresearch.org
  • USCIRF — US Commission on International Religious Freedom, Annual Report 2025, uscirf.gov
  • USCIRF, Bangladesh Factsheet (2025), uscirf.gov
  • Reuters, janvier 2026, sur la progression politique de Jamaat-e-Islami au Bangladesh après la levée des restrictions d’août 2024
  • Human Rights Watch, India: Vigilante « Cow Protection » Groups Attack Minorities (2019), hrw.org

Sur le génocide des Rohingyas et le bouddhisme nationaliste

  • ONU — Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Myanmar, Rapport A/HRC/39/64(2018)
  • Time Magazine, couverture du 1er juillet 2013, « The Face of Buddhist Terror » (article de Hannah Beech)

Sur les abus dans l’Église catholique et la Pologne

  • Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), Rapport Sauvé, octobre 2021, ciase.fr
  • Royal Commission into Institutional Responses to Child Sexual Abuse (Australie), rapport final 2017
  • Reuters, novembre 2021, sur la mort d’Izabela et les effets du durcissement de la loi sur l’avortement en Pologne
  • Reuters, juin 2024, sur les sanctions contre les hôpitaux refusant des avortements légaux sous le gouvernement Tusk

Sur le judaïsme orthodoxe et l’État israélien

  • Reuters, mars 2025, sur le retour d’Itamar Ben-Gvir dans le gouvernement Netanyahu
  • Reuters, février 2026, sur les condamnations internationales liées aux mesures israéliennes en Cisjordanie

Sur la théologie de la prospérité

  • Kate Bowler, Blessed: A History of the American Prosperity Gospel, Oxford University Press, 2013

Sur la religion et la santé / fin de vie

  • Harold G. Koenig, Religion and Health: A Century of Research Reviewed, Oxford University Press, 2012
  • Bruce Y. Lee et al., « Religiosity and spirituality in end-of-life care », Journal of Pain and Symptom Management, 2017

Sur le nationalisme hindou

  • Christophe Jaffrelot, L’Inde de Modi — National-populisme et démocratie ethnique, Fayard, 2019

Sur le protestantisme évangélique et la politique

  • Frances FitzGerald, The Evangelicals: The Struggle to Shape America, Simon & Schuster, 2017

Cet article représente un point de vue personnel assumé. Les opinions n’engagent que leur auteur.

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