Faut il rejeter ou faire avec ?
Agir, aimer, exister pleinement… dans un monde qui veut tout faire à notre place
Le manifeste du 7 Août 2025
Ce manifeste est né d’un constat simple : le danger de l’intelligence artificielle ne se limite pas à la disparition rapide de certains métiers et, par ce biais, à l’érosion d’une large part de la classe moyenne.
Ce qu’elle menace, c’est notre élan vital. Notre capacité à éprouver du sens. Notre attention. Notre rapport intime au réel.
Aujourd’hui, on ne rêve plus, on scroll.
On ne vit plus, on performe.
On ne cherche plus à créer — on attend que ce soit généré pour nous.
Et demain, nos appareils dialogueront entre eux pendant que nous regarderons… spectateurs de notre propre effacement cognitif et émotionnel.
Ce n’est pas un fantasme dramatique. C’est une trajectoire déjà observable.
Des voix de l’intérieur de la tech — comme Mo Gawdat, ancien de Google X — ont récemment mis en garde contre une forme de « basculement culturel » d’ici 2027, où l’IA cessera d’être un outil pour devenir un écran entre nous et nous-mêmes. D’autres penseurs, comme Arthur Mensch, soulignent comment l’omniprésence des systèmes prédictifs et adaptatifs peut éroder nos capacités critiques, notre curiosité véritable et notre autonomie intellectuelle.
L’IA n’est pas seulement un progrès technique.
Elle est un miroir déformant :
qui nous renvoie sans cesse ce que nous avons envie de voir, de cliquer, de consommer.
Un écho algorithmique qui façonne nos désirs, nos peurs, nos choix.
Si nous ne prenons pas conscience de cette dynamique, nous risquons moins la remplacement par des machines que l’effacement de ce qui fait de l’humain une expérience consciente : le questionnement, l’effort créatif, la marge d’erreur féconde, l’inattendu.
Ce manifeste n’est pas une prophétie de fin du monde.
C’est un rappel : il n’y a pas de progrès sans esprit critique, pas d’intelligence sans liberté intérieure, et pas de technologie digne de ce nom sans une conscience humaine qui la régule et la traverse.

COMMENT RÉAGIR ?
Il ne s’agit pas de rejeter l’IA.
Ce serait absurde, et sans doute vain.
Il s’agit de ne pas se laisser dévorer tout cru par elle, par confort, par paresse, ou par fascination.
L’IA devient dangereuse non pas quand elle se trompe,
mais quand nous cessons de penser avec elle,
et commençons à penser à sa place.
Voici quelques pistes simples, à la portée de tous.
1. Dans sa tête
S’accorder chaque jour un temps sans IA, sans assistance, sans réponse instantanée.
Une heure, si possible. Même inconfortable.Réhabiliter le doute, la lenteur, l’effort intellectuel.
Accepter de ne pas savoir tout de suite.
Accepter de chercher, de rater, de recommencer.Se rappeler que penser n’est pas optimiser, mais explorer.
2. Autour de soi
Créer du lien direct : parler vraiment, écouter sans écran, expliquer, transmettre.
Redonner de la valeur aux échanges imparfaits, aux conversations non optimisées.
Valoriser les métiers profondément humains, ceux qui reposent sur la présence, l’attention, la confiance, le soin, la transmission.
3. Au travail
Revendiquer ce que l’IA ne sait pas faire :
ressentir, improviser, relier des expériences, comprendre un non-dit, accompagner une fragilité.Utiliser l’IA comme outil, pas comme béquille cognitive.
Dialoguer avec l’IA uniquement sur des sujets que l’on maîtrise déjà.
S’aventurer en terrain inconnu, c’est risquer de perdre toute capacité à distinguer le vrai du faux —
et à confondre assurance algorithmique et vérité.
4. En politique et en société
Exiger une régulation claire, lisible, humaine, à l’échelle internationale.
Soutenir une réflexion sérieuse sur la taxation de l’automatisation massive, non par idéologie, mais par souci d’équilibre social.
Refuser les réponses simplistes, les récupérations émotionnelles, les raccourcis extrêmes —
qu’ils soient verts, rouges ou bruns.
L’IA n’a pas besoin de slogans.
Elle a besoin de cadres.
5. Avec joie (surtout)
Créer : écrire, chanter, peindre, bricoler, cuisiner, pêcher, jardiner.
Aimer, sans médiation, sans filtre, sans algorithme.
Rappeler une évidence oubliée :
la joie ne se simule pas.
Elle ne se génère pas.
Elle ne s’optimise pas.
👉 Elle se vit.
👉 Elle se partage.
👉 Elle nous relie.

La joie, l'espoir, la vie ?
■ Et s’il y avait encore une source de lumière que l’IA ne pourra jamais simuler ?
Une source discrète mais réelle, présente dans un regard, un geste, une parole, une imperfection. Cette source s’appelle peut-être… la joie. Pas celle qu’on scrolle mais celle qu’on partage. Celle qui relie.



« Car tant qu’il ya d’la joie, alors tout n’est pas perdu! »
« Il suffit parfois d’un regard, d’un geste, d’un silence… pour rappeler à ce monde qu’il reste humain. »
« Ce que l’IA ne pourra jamais remplacer, c’est l’élan d’un cœur qui choisit d’aimer et d’agir. »
« L’humain n’est pas dépassé. Il est juste en pause. Et il peut encore choisir de se réveiller. »
Un Tsun' Human Me ? c'est vous qui agirez !
🌊 TSUN’HUMAN_ME : Réveiller l’humain avant qu’il ne s’efface
Celle qui ne casse pas,
mais qui réveille.
Une vague de présence.
D’attention.
De création humaine.
Celle qui remet l’IA à sa juste place : à notre service.
Et non l’inverse.
Ce n’est pas un combat technophobe.
C’est un réveil humaniste.
Car sans vigilance, sans éveil, sans âme…
les nouveaux dictateurs ne seront plus en bottes noires,
mais en dispositifs connectés.
L’intelligence artificielle n’est pas un mal.
C’est un outil, un formidable progrès…
…qui, mal orienté, pourrait bien se retourner contre nous.
Non pas en se rebellant — mais en nous endormant.
En nous déchargeant de tout, sauf de notre capacité à cliquer.
En nous rendant si confortables que nous cesserons d’être vivants.
Car pendant que nous humanisons les robots,
c’est nous, les humains, que nous robotisons.


🤖 Le vrai danger n’est cependant pas l’IA !
C’est l’homme sans esprit critique.
Celui qui avale tout ce qu’on lui pousse dans le fil d’actualités.
Celui qui ne lit plus, n’écoute plus, ne doute plus.
Celui qu’on guide… comme on guide un appareil ou son toutou adoré pour aller faire pipi là où il doit.
🌱 TSUN’HUMAN_ME, c’est l’autre vague.
Celle qui ne casse pas,
mais qui réveille.
Une vague de présence.
D’attention.
De création humaine.
Celle qui remet l’IA à sa juste place : à notre service.
Et non pas l’inverse. Vous devez gardez le manche et ne pas passer en pilotage automatique dans votre quotidien !
Ce n’est pas un combat technophobe.
C’est un réveil humaniste.
Car sans vigilance, sans éveil, sans âme…(d’autres l’on très bien dit depuis des siècles)
les nouveaux dictateurs ne seront plus en bottes noires,
mais en dispositifs connectés.
Si ces questions vous parlent et que vous les retrouvez parfois, concrètement, dans votre rapport au numérique ou à votre Mac, je propose aussi un accompagnement simple et humain. Les infos sont ici.